Fabienne Grebert

Fabienne Grebert

La transition écologique va de pair avec la transition sociale

La démocratie mise à mal, la colère gronde

Qu’adviendra-t-il de la concertation publique engagée sur le Tunnel sous Semnoz ? Les élus resteront probablement sourds aux 600 personnes présentes à la réunion de concertation de Sévrier, à l’ovation de J_Pierre Crouzat, porte-parole du Grenelle des Transports qui proposait une alternative au Tunnel et au BHNS avec un tram-bus le long de la Rive Ouest du Lac (soulignons au passage l’énorme travail fait par ce collectif d’associations pour analyser et décrypter les centaines de pages d’études annexées au dossier de concertation que les élus ne se sont même pas donné la peine de lire). La bataille n’en sera pas pour autant perdue. S’ouvrira une période d’enquête publique , s’ensuivront probablement des recours juridiques qui conduiront probablement à l’annulation du projet, compte-tenu des multiples entorses à la loi et à la réglementation (Loi Littoral, Loi LOTI, SCOT, …). Mais que de temps perdu ! Nos vieux élus veulent leur tunnel, leur coupure de ruban, leur premier coup de pelle et y voient ici leur salut pour gagner leur prochain mandat électoral. Mais qu’ils ne s’y trompent pas; les gilets jaunes étaient là samedi dernier dans la rue, bien décidés à peser de tout leur poids pour faire baisser les taxes. Si les défis écologiques qui s’annoncent nous invitent collectivement à plus de sobriété, ils sont aussi une formidable opportunité de bonification de nos liens sociaux : définir les biens communs qui doivent faire l’objet d’une gouvernance partagée, imaginer comment partager au mieux l’espace public (la France affiche un taux d’utilisation des espaces artificialisés de 456 m2 par personne contre 356 m2 en moyenne en Europe, signe de notre propension à favoriser l’étalement urbain et la construction d’infrastructures- Source eurostat) et surtout définir collectivement comment se déplacer tout en préservant notre environnement menacé par le changement climatique et sa cohorte de conséquences désastreuses pour le bien de tous.

 

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Vendredi dernier, à l'IAE Savoie Mont-Blanc, le Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage Savoie Mont-Blanc organisait une conférence animée par Isabelle Delannoy ( autour de livre l'Economie Symbiotique aux Ed Actes Sud). celle-ci exposait un concept qui devrait sonner juste à l'oreille de nos élus : le Transit Oriented Development. Expérimenté avec succès dans de nombreuses villes dans le monde, il consiste à créer des zones d'aménagement dense de 4 à 800 mètres de circonférence permettant de maximiser les déplacements à vélo ou à pied et de construire avec des densités décroissantes à la périphérie. Ainsi les déplacements sont limités et les liaisons entre les zones facilitées. M. Rigault maire d'Annecy et Annabelle André-Laurent, vice-présidente à l'économie à la Région ont préféré s'éclipser après les discours plutôt que d'écouter des propos qui pourraient remettre en question leur projet. 

 

Promouvoir la voiture individuelle et la construction de nouvelles infrastructures routières, c’est aussi promouvoir une politique de transports très inégalitaire. Le projet LOLA privilégiera ceux qui habitent Sévrier ou sur les hauteurs de St-Jorioz ; ceux qui ont de belles villas au bord du lac verront effectivement leur temps de parcours diminué et le trafic fluidifié. Ceux qui viennent de plus loin (Duingt, Doussard, Faverges, …) ou qui y travaillent verront en revanche le trafic et la pollution augmenter. Le projet prévoit près de 30000 véhicules à Duingt : comment contournera-t-on alors cette magnifique presqu’île face à la Tournette ? Il  n’y aura pas d’autre solution que de construire une nouvelle route enterrée sous le Taillefer, à grands coups de millions d’euros supplémentaires et de dommages à l’environnement. Combien de gilets jaunes faudra-t-il dans la rue pour inciter nos élus à faire marche arrière ? La transition écologique va de pair avec une transition sociale.  La voiture pèse de plus en plus cher dans le revenus des ménages (entre 4000 et 6000 euros par an et par véhicule selon les études) ; « Dans un contexte de croissance des prix de l’énergie, cet allongement des trajets se traduit par une vulnérabilité énergétique accrue des populations résidant loin des pôles urbains. Ce sont donc les résidents des espaces dont les revenus sont les moins élevés qui sont davantage affectés par la vulnérabilité énergétique : les écarts de conditions de vie entre espaces denses et peu denses se renforcent  - source Observatoire des Territoires 2014 - CGET» . Cette injustice sociale trouvera sa réponse dans un combat pour la transition écologique ; les deux vont de pairs et passe par des politiques qui limitent la voiture individuelle dans l’espace public. 


26/11/2018
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Oser dire qu'il faut limiter la place de la voiture dans l'espace public

La dernière réunion de concertation publique pour le Plan de Déplacements Urbains à Annecy nous a offert un spectacle bien peu séduisant de la politique locale : des élus sans enthousiasme pour défendre un projet sans ambition; un projet qui se contente de stabiliser le nombre de déplacements en voiture, une concertation qui masque à peine la conviction de certains élus qui disent que "les jeux sont faits"... Des centaines de millions d'euros pour ça? Mais pourquoi veulent-ils à tout prix dépenser autant d'argent? 

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« La population augmente, il n’y a pas d’autres solutions que de créer des routes », me disait le Directeur Général des Services du Grand Annecy, lors de la réunion de concertation sur le Plan de Déplacements Urbains  la semaine dernière à Epagny. Toujours la même idéologie au pouvoir : la croissance ! Prenons acte de ce mirage agité pour justifier tout et n’importe quoi. Mais la création de routes ne peut se justifier tant que nous n’avons pas fait déjà le maximum pour susciter le report de la voiture individuelle à d’autres types de mobilité. 7% seulement des habitants du Grand Annecy utilisent les transports en commun. Seuls 2% des habitants utilisent le vélo pour leurs déplacements  du quotidien, alors que la moyenne des déplacements sur le Grand Annecy est de 20mn et de 9Km. Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas de marge de manœuvre pour baisser la part de la voiture dans l'space urbain. Chaque année 50000 personnes arrivent en Haute-Savoie, mais 40000 personnes s’en vont : niveau de vie trop important, pouvoir d’achat en berne, des prix de l’immobilier qui interdisent l’accession à la propriété ou condamnent les moins aisés à vivre de plus en plus loin de leur lieu de travail et à augmenter et le temps et le coût de leurs déplacements. Bref l’eldorado prévu ne profite qu’aux plus aisés ; les infirmières, les employés, les artisans, les enseignants, les femmes de ménage vont tenter l’aventure en Suisse ou s’en vont ailleurs. Une politique de transports qui fassent la part belle aux transports en commun et au vélo serait pourtant de nature à redonner du pouvoir d’achat à tout à chacun. L'augmentation du nombre de voitures n'est pas une fatalité; le PDU nous prédit 6400 voitures d'ici 2030; à Genève, la circulation sur le Pont du Mont-Blanc a baissé de 25% en 2 ans. Pourquoi pas chez nous? 

 

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Les coûts cachés d'une mobilité centrée sur la voiture

Mais pour cela il faut des financements. Le Conseil communautaire du Grand Annecy vient d’arracher une décision de 1,2% de versement de transport payé par les entreprises de plus de 11 personnes. Cette contribution assise sur la masse salariale reste pour autant une des plus faibles de France. 64% des agglomérations de plus de 100.000 habitants ont un versement capé au plus fort taux, soit 2% de la masse salariale. C’est le prix d’un vrai service de transports en commun, c’est aussi le prix d’un service public qui profitent aux entreprises : combien de chiffre d’affaires perdu faute d’emplois non pourvus? Quel est le coût du turn-over pour des salariés qui renoncent à vivre dans la région faute d’un pouvoir d’achat suffisant ?  Quel est le coût du foncier immobilisé pour des places de parking dans les parcs d’activité, alors que les prescriptions des PLU pourraient peut-être revues si la place de la voiture diminuait dans l’espace public ?  Combien de journées de travail perdues suite à de multiples affections liées à la piètre qualité de l’air ? Combien de temps perdus dans les bouchons ? A vouloir à tout prix baisser le coût des prélèvements pour les services publics, il n’y a pas de service public et sur la question des transports, les employeurs du territoire, tout comme les habitants en sont aussi victimes. Il faut faire preuve à la fois de courage politique, de clairvoyance et de pédagogie : il n’ y a pas d’autre choix que de limiter la place de la voiture dans nos politiques de transport et dans l’espace public.

 


22/11/2018
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Le lac s’assèche, les réserves d’eau s’épuisent et nous regardons ailleurs

Nous avons profité de ces doux moments d’automne à fouler pieds nus le sable des plages jusqu’alors submergées sur les bords du lac à Annecy. Nos élus emboitent le pas et minimisent la catastrophe. Et pourtant les cours d’eau qui aliment le lac sont à sec, la saison des compagnies de bateau et des loueurs de pédalo est écourtée et à la Clusaz le Maire prend un arrêté pour réserver les retenues colinaires, non pas pour la neige de culture, mais pour l’alimentation en eau potable des habitants.

 

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« Chaque demi-degré compte, chaque année compte, chaque action compte » vous disent les experts du GIEC pour cantonner le réchauffement climatique à 1,5°C au lieu de 2°C et éviter la catastrophe. VOUS ETES SOURDS OU BIEN ? J’ai fait part en octobre de mon inquiétude sur les conditions trompeuses de la concertation pour le projet de Liaisons Ouest du Lac d’Annecy, dans un courrier adressé à l’exécutif régional. J’ai demandé à verser au forum de la concertation pour le projet LOLA.  Les élus locaux m’ont répondu que le projet n’aurait qu’un effet minime sur le changement climatique. C’est à la fois faux et irresponsable. Faux car ils misent, pour aboutir à ces résultats tordus, sur une motorisation électrique des véhicules et sur une absence de trafic induit. Toute nouvelle route crée un trafic supplémentaire ; le meilleure preuve localement se trouve à Cruseilles où le bouchon aux heures de pointe se sont reformés au même endroit qu’avant l’ouverture de l’A41. Ils ne comptent pas non plus sur les émissions de CO2 produites pour la fabrication des véhicules. Quand bien même ce projet ne créerait pas d’émissions de gaz à effet de serre supplémentaires, le GIEC nous enjoint à un virage sans précédent dans nos politiques publiques : - 45% de CO2 d’ici 2030, sinon nous sommes promis à la catastrophe.

 

 

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Cela tombe bien, il y a belle lurette que la voiture ne permet plus de gagner du temps dans les transports, au contraire. Partout dans le monde, des villes favorisent avec succès une mobilité plus diversifiée, réservant le véhicule individuel aux usages pour lesquels il n’y a pas d’alternatives (un artisan, un livreur, un médecin une personne qui se rend dans une commune non desservie par les transports en commun, …). A Annecy, c’est tout le contraire : 439 M€ consacrés aux routes, 65 M€ pour un bus sur la Rive Ouest qui ne permettra de reporter que 0,9% du trafic des voitures dans les transports publics (page 61 de l'étude BG Ingénieurs Conseil). Peut mieux faire en terme de gestion de l’argent public !


20/11/2018
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Le VRAI prix des choses

 

Je viens d’écouter  le journal de 8H sur France-Inter en ce dimanche matin ; un  journal marqué par les marches pour le climat, la prise de conscience pour changer les choses, l’éveil des consommateurs au changement d’habitudes alimentaires : les français boudent les confitures bas de gamme, trop sucrées et France Inter fait un reportage sur  un petit magasin de confiture à Paris où on fait les confitures dans le magasin, on prend soin des fruits, de la cuisson et à l’annonce du prix (entre 9 et 14€), le journaliste ne peut pas s’empêcher d’un commentaire qui se veut humoristique mais délétère : « A ce prix, ce n’est pas le consommateur qui se sucre !» et il croit bon d’en remettre une couche en clôture du journal.

 

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Source Sevellia

Changer le climat, changer le système, c'est d'abord accepter la vraie valeur des choses!

Pardonnez-moi, je vous écoute depuis toujours, tous les jours, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir eu affaire à un journaliste de l’ancien monde. Il me fait penser à ces gens avec qui j’échange parfois et qui me disent : « Mais le bio, c’est du business ! ». Eh bien oui, c’est du business ; pourquoi les producteurs, distributeurs bio n’auraient-ils pas le droit de vivre de leur production, de leur commerce ?  Mais restons calmes, je ne suis pas certaine qu’on trouve des producteurs ou distributeurs bio au rang des plus grandes fortunes de France.  Les productrices de confitures haut de gamme en plein cœur de Paris ont probablement à payer un fonds de commerce, une assurance, des salaires, des cotisations sociales, des fruits de qualité, des charges fixes qui ,sur un petit volume, montent le prix du pot de confiture. Depuis quand, on ne s’initie plus au business plan dans les écoles de journalisme?

Payer un pot de confiture entre 9 et 14€, c’est probablement oublier un peu vite qu’à la fin de la 2ème guerre mondiale, on consacrait 40% du budget familial à la nourriture, contre 14% désormais. Alors oui le pouvoir d’achat a augmenté mais à quel prix ? Malbouffe, Obésité, diabète, maladies chroniques très couteuses en terme de santé publique ; développement de la consommation de masse et sa cohorte de déchets,  d’épuisement des ressources, de changement climatique et de frustrations quand à force d’acheter des produits toujours moins cher, on a plus d’emploi industriel en France, plus de boulot, plus d’argent, ….

Vous devez vous dire à la lecture de ce billet que je suis probablement une bobo bio qui a les moyens de s’acheter des pots de confiture à 9€ et vous aurez raison (sauf que je les fais moi-même J). Mais ne nous trompons pas de cible ; ce ne sont probablement pas nos productrices de confiture parisiennes qui sont les plus grandes contributrices à la crise climatique : elles essaient d’inventer un nouveau modèle de production locale, une distribution sur place et si leur modèle perdure, j’espère qu’elles auront la possibilité de faire baisser le prix de leur confiture pour les rendre accessibles au plus grand nombre. Faire un reportage sur cette initiative et les sabrer d’un commentaire assassin à la fin, c’est se rendre complice d’un modèle alimentaire qui promeut l’agriculture intensive, encourage les food miles (le fait d’avoir les composants d’un yaourt par exemple qui auront fait 5000 Km avant d’arriver à l’assiette) et les émissions de gaz à effet de serre qui s’y rapportent.  Le chemin sera long mais les journalistes ne doivent pas faire la promotion ou la dé-promotion d’un sujet ; ils ont un devoir d’objectivité et d’explication. On aurait tendance à oublier un peu trop facilement ces règles déontologiques.

 


09/09/2018
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Etre une femme dans une civilisation vulnérable où comment prendre soin du Vivant ?

 

 

Venir expérimenter avec un groupe de 15 femmes un stage d’une semaine en Drôme et faire un chemin d’exploration du lien entre notre féminité et le Vivant, telle est la proposition que m’a adressée Marine Simon, facilitatrice en intelligence collective, en mai dernier. Sans intention particulière, peut-être par curiosité ou intuition, j’ai décidé de me laisser porter et de faire partie de l’aventure. J’en ressors bouleversée, pleine d’énergie et d’enthousiasme, à l’idée de participer au changement de cap qu’impose notre société portée par une croissance insoutenable et déconnectée du Vivant.

 

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Dessin réalisé par Marine Simon au cours du stage  "Quinze femmes sur leur chemin"Faire le deuil de la civilisation industrielle et matérialiste

 

 

Faire le deuil de la civilisation industrielle et matérialiste

Cette perspective peut apparaître lointaine, mais elle est là. Chacun d’entre nous commence à la voir, à la constater, que ce soient à travers des catastrophes naturelles ou des périodes de canicules de plus en plus intenses et longues. Au delà des bouleversements climatiques, c’est bien notre modèle de société fondé sur les énergies fossiles et la consommation sans limite qui est en jeu. Des milliers de références scientifiques convergent et Pablo Servigne et Raphael Stevens s’emploient , dans leur livre  "Comment tout peut s’effondrer" à documenter la crise à laquelle nous sommes d’ores et déjà confrontés : notre civilisation dopée par une énergie abordable et abondante fonce dans le mur et ne peut désormais plus éviter l’impact et sa cohorte de crises sociales, écologiques, migratoires, …

Le constat pourrait inviter au repli sur soi, conduire au burn-out ou à une forme de survivalisme post-apocalyptique. Mais Pablo Servigne et d’autres chercheurs, activistes, écopsychologues nous invitent à un processus de deuil de la civilisation industrielle et matérialiste et à un processus d’acceptation, de changement de cap pour prendre part à la guérison du monde.

 

Jouer un rôle dans la création d’une société soutenable

Joanna Macy est une activiste américaine née en 1929 qui a mis sa vie aux services de la paix, de la spiritualité,  la justice sociale et environnementale dans une siècle marqué par la Guerre froide, les transitions en Afrique, en Inde et au Tibet. Elle va s’interroger sur la façon de dépasser notre anthropomorphisme qui nous fait considérer maîtres des écosystèmes.  Joanna Macy va proposer un ensemble de méthodes pour aider chacun d’entre nous à prendre part à ce changement de cap, pour réaliser un « passage radical d’une société de croissance industrielle autodestructrice à une société compatible avec la vie ».  Le Travail qui relie se déroule selon un processus en spirale qui contient quatre étapes : affirmer sa gratitude par rapport à la beauté de la vie et de la nature ; honorer sa peine et les sentiments d’impuissance de peur, de tristesse et de colère qui peuvent émerger face à ce possible effondrement ; changer de regard pour créer une société soutenable et passer à l’action.

 

Reconnecter le féminin et le Vivant

J’ai donc décidé de me prêter à cet exercice et j’ai répondu à l’appel de Marine Simon et Charlotte Ogier pour vivre en Drôme à Miscon une semaine de Travail qui relie. Vous pourriez croire que l’exercice est douloureux et qu’une semaine de vacances à évoquer l’effondrement s’apparente à du masochisme. Certes, ce travail demande un certain courage, au regard des émotions les plus profondes qui s’expriment chez chacune d’entre nous. Mais ce fut aussi un véritable délice et l’occasion de s’interroger sur notre place singulière de femme dans notre société, encore dominée par le masculin et dépossédées des événements et des rites associées à notre vie de femme .  Marine et Charlotte sont deux facilitatrices en intelligence collective exquises. Elles nous auront guidé toute la semaine sur la manière de transformer notre relation entre le féminin qui donne la vie, et la nature, ces cycles, sa beauté, sources d’inspiration pour faire évoluer nos vies tout en prenant soin de la planète. Ce fut une semaine de déconnexion totale (sans téléphone, sans internet) dans un lieu magique,  la Cabane d’Ambel, pour un temps de reconnection profond à ses émotions, à ses sensations et aux éléments autour de pratiques matinales de QI Gong, d’exercices en pleine nature, interactifs ou solitaires.

Ce fut aussi l’occasion de rencontres incroyables avec des femmes de 26 à 59 ans aux parcours et aux talents étonnants, d’échanges bienveillants et sans jugement ; une semaine pour donner et recevoir beaucoup d’amour.

 

Et puis une mention spéciale à Floriane, traiteur à  la Fée Karambol, qui nous a régalé de ses repas Vegan et sans gluten. Merci de nous avoir faire découvrir ces merveilles, ces saveurs qui vous ravissent les papilles, vous remplissent l’estomac (aucune sensation de faim entre les repas) et vous donne envie de poursuivre le régime alimentaire une fois rentrée à la maison.

 

Aucune idée du succès que chacune d’entre nous rencontrera dans ces initiatives et ces pas vers un monde meilleur ; mais c’est bien pour ça qu’on va se retrousser les manches !

 

 


21/08/2018
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