Fabienne Grebert

Fabienne Grebert

Laurent Wauquiez fossoyeur du PNR des Sources et Gorges de l’Allier, et de la démocratie

 

 

Laurent Wauquiez avait fait annuler, par une délibération votée en juillet 2016, la création du Parc Naturel Régional des Sources et Gorges de l’Allier. La Justice lui a donné tort en décembre dernier et il n’y a désormais plus d'objection juridique à la création de ce PNR. Mais Laurent Wauquiez s’obstine à faire capoter ce projet. Chronique de cette offensive anti-démocratique, contraire à la protection de l’environnement et au bien-vivre ensemble dans ce petit territoire de Haute-Loire.

 

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Le Parc obstacle au clientélisme et à la logique de guichet de Laurent Wauquiez

Les Parcs Naturels Régionaux ont été créés par le Général de Gaulle pour revitaliser les territoires ruraux et valoriser les milieux naturels et le patrimoine culturel. Seulement Laurent Wauquiez ne  veut pas de ce projet en Haute-Loire. Il l’a jugé contraire aux intérêts de ses amis motards ou porteurs d’un projet hydroélectrique incompatible avec le Conservatoire national du saumon sauvage crée sur les rives de l’Allier.

Alors depuis la décision du tribunal, Laurent Wauquiez fait la sourde oreille : pas de réponse au courrier envoyé par les maires des villages concernés, lui demandant de réouvrir les discussions pour la création de ce Parc. Il se paie même le culot de déclarer dans la presse que la décision du Tribunal est symbolique et ne changera rien à sa décision. La voilà la démocratie prônée par celui qui se rêve déjà en chef d’Etat !

Alors avec l’appui de son ami député Peter Vigier, les maires sont contactés au téléphone un par un et sommés de rentrer dans le rang. Ils doivent se contenter d’un contrat de territoire et rien d’autre !

 

Un territoire qui a besoin d’un projet pour retrouver une dynamique

Seulement voilà, le contrat de territoire n’a pas permis de relancer une dynamique propre à créer de nouvelles activités et des emplois. 82 emplois vont encore être supprimés, suite à la fermeture de l’usine Copirel (Bultex) à Mazeyrat d’Allier. Et ce ne sont pas les investissements financés dans le cadre du contrat de territoire qui vont permettre de relancer l’activité: réfection de toits d’église, extension de cimetière, ronds-points, travaux d’assainissements, … Si ces travaux sont nécessaires dans les petites communes, ils ne permettent pas de porter un projet commun qui pourrait valoriser les patrimoines naturels et culturels remarquables de ce territoire. Mais pour cela, il faut bien quelques agents territoriaux  pour animer, faire travailler ensemble tous les acteurs économiques, touristiques, les acteurs associatifs, les habitants. C’est aussi le meilleur moyen pour lever des fonds au niveau de l’Etat, de l’Europe ou du secteur privé. Mais Laurent Wauquiez est obsédé par la baisse des dépenses de fonctionnement. Alors il vient de supprimer un tiers du budget du SMAT, du Haut-Allier, organisateur entre autres activités de soutien aux gorges et du train touristique estival. Il avait pourtant promis de garder cette structure si le Parc ne se créait pas. En supprimant ces financements il condamne la structure, quinze emplois sont menacés. Les maires et présidents de communautés de communes sont priés de prendre les subventions de la Région pour financer du bitume et du béton (au moins cela profite aux grands groupes du BTP, Colas, Eiffage, … ), un point c’est tout.

 

 

Que faire pour arrêter cette spirale mortifère ?

D’abord il y a les urnes ; en mai prochain se dérouleront les élections européennes ; Laurent Wauquiez a beau avoir éliminé toute forme d’opposition en Haute-Loire, les électeurs pourraient lui envoyer un signal fort pour qu’il soit non seulement viré de la Présidence des Républicains mais qu’il comprenne qu’il n’est plus forcément le leader maximo de la Haute-Loire. Ensuite, chacun, habitant.e, président.e d’association, chef d’entreprise, artisan, peut manifester son soutien au projet de parc auprès du maire de sa commune ; les élus ont besoin de sentir que face à la pression de Laurent Wauquiez leurs électeurs sont prêts à monter au front pour sauver ce projet.

Et puis dès maintenant, n’hésitez pas à signer cette pétition (https://bit.ly/2B23F9Z) qui a déjà recueillie plus de 1000 signatures. Chaque voix compte ; chaque action compte ; prenons en main l’avenir des Sources et Gorges de l’Allier.

 


27/01/2019
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3 voeux politiques pour notre région: plus de démocratie, plus d'adaptation aux enjeux climatiques, plus un parc naturel régional

Un billet de blog en forme de vœux ; l’occasion de revenir sur les points marquants de cette fin d’année à la Région et en Haute-Savoie et d’imaginer une Région en chemin vers une transition écologique, sociale et démocratique

 

Des décisions politiques qui servent une vision ambitieuse et sur le long terme 

Les mouvements sociaux de cette fin d’année ont marqué le ras le bol des français pour des politiques qui prennent leurs décisions seuls, bien plus soucieux de leur propre buzz médiatique ou de leur lancement de campagne que de l’intérêt général. C’est vrai à Annecy ou le bouquet final du processus de concertation Imagine Grand Annecy masque mal la manipulation des opinions : candidater pour faire d’Annecy la capitale verte européenne en 2022 tout en continuant à commander des bus au diesel pour les transports en commun ; lancer une étude sur un nouveau projet de tramway (dans un endroit où les réserves foncières ne sont pas faites et inaccessibles financièrement)  pour faire taire l'opinion publique réfractaire au projet climaticide du Tunnel sous Semnoz. C’est aussi vrai à la Région où Laurent Wauquiez, pour surfer sur la grogne des gilets jaunes, propose une réduction de la part régionale de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE) qui correspond à une économie pour chaque habitant de moins de 2€ par an, soit 17 millions € qui n’iront pas sur le transport ferroviaire en Auvergne Rhône-Alpes . Alors soyons utopiques cette année; arrêtons les décisions politiques sans cohérence, juste pour servir l'image de celui qui les prend; osons une vraie vision, une vraie ambition pour un pays, pour un territoire, pour le long terme.

 

 

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La Station du Semnoz au dessus d'Annecy, tout nouvellement équipée de canons à neige qui ne fonctionnent pas, faute d'eau et de températures adéquates

Les enjeux climatiques intégrés à la décision politique, non pas pour réparer mais pour se préparer

Nos hommes politiques s’accrochent à un modèle dépassé : la voiture continue à occuper une place centrale dans nos modes de déplacement, sans inflexion marquante vers les transports en commun et les modes doux ; la neige continue à doper les politiques touristiques, même si il faut bien se rendre à la raison : LES CANONS A NEIGE N’ARRETERONT PAS LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ;  pour preuve cette photo prise le 23 décembre à la Station du Semnoz  à 1699m au dessus d’Annecy, tout nouvellement arrosé d’argent du Grand Annecy et de la Région, avec moultes canons à neige et remontées mécaniques. Seul un téléski au bas de la station fonctionne ; canons ou pas, il n’y a pas de neige, pas assez froid, pas assez d’eau pour fabriquer de la neige et les touristes ne sont pas là !

Alors Laurent Wauquiez peut bien financer un plan sécheresse pour les agriculteurs les plus sévèrement touchés, mais peut-être faudrait-il mieux adapter notre modèle agricole et notre régime alimentaire , réduire nos émissions de gaz à effet de serre, sauver les petites lignes, rendre notre société plus résiliente au changement climatique…. Tous nos amendements budgétaires défendant ces principes ont été rejetés, lors de la dernière Assemblée Plénière au cours de laquelle nous votions le budget de la Région pour 2019. 

 

Un parc naturel régional pour coopérer à l’échelle d’un bassin de vie et valoriser les patrimoines culturels et naturels d’un territoire

Alors en ce début d’année, l’espoir nous vient de l’Auvergne où pourrait naître un nouveau parc naturel régional. Suite au recours auprès du tribunal administratif porté par notre groupe,  la justice vient d’annuler la délibération de la Région Auvergne Rhône-Alpes qui avait abrogé la création du PNR des Sources et Gorges du Haut Allier. Il n’y a donc plus d’objection juridique à ce que le Parc voit le jour ; une décision qui serait d’autant plus pertinente que Laurent Wauquiez avait justifié sa décision par des contraintes budgétaires. Difficile à croire quand le Président de Région remplace le parc par un contrat de territoire qui a coûté à la Région l’équivalent du budget total d’un PNR (1,5 millions d’euros par an) et ce pour financer des routes, des toits d’églises, des extensions de cimetières ; alors que ce territoire unifié autour d’un projet  commun aurait tant d’activités à créer, tant de reconnaissance nationale, voire internationale à gagner par la mise en valeur de ces patrimoines.  


03/01/2019
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La transition écologique va de pair avec la transition sociale

La démocratie mise à mal, la colère gronde

Qu’adviendra-t-il de la concertation publique engagée sur le Tunnel sous Semnoz ? Les élus resteront probablement sourds aux 600 personnes présentes à la réunion de concertation de Sévrier, à l’ovation de J_Pierre Crouzat, porte-parole du Grenelle des Transports qui proposait une alternative au Tunnel et au BHNS avec un tram-bus le long de la Rive Ouest du Lac (soulignons au passage l’énorme travail fait par ce collectif d’associations pour analyser et décrypter les centaines de pages d’études annexées au dossier de concertation que les élus ne se sont même pas donné la peine de lire). La bataille n’en sera pas pour autant perdue. S’ouvrira une période d’enquête publique , s’ensuivront probablement des recours juridiques qui conduiront probablement à l’annulation du projet, compte-tenu des multiples entorses à la loi et à la réglementation (Loi Littoral, Loi LOTI, SCOT, …). Mais que de temps perdu ! Nos vieux élus veulent leur tunnel, leur coupure de ruban, leur premier coup de pelle et y voient ici leur salut pour gagner leur prochain mandat électoral. Mais qu’ils ne s’y trompent pas; les gilets jaunes étaient là samedi dernier dans la rue, bien décidés à peser de tout leur poids pour faire baisser les taxes. Si les défis écologiques qui s’annoncent nous invitent collectivement à plus de sobriété, ils sont aussi une formidable opportunité de bonification de nos liens sociaux : définir les biens communs qui doivent faire l’objet d’une gouvernance partagée, imaginer comment partager au mieux l’espace public (la France affiche un taux d’utilisation des espaces artificialisés de 456 m2 par personne contre 356 m2 en moyenne en Europe, signe de notre propension à favoriser l’étalement urbain et la construction d’infrastructures- Source eurostat) et surtout définir collectivement comment se déplacer tout en préservant notre environnement menacé par le changement climatique et sa cohorte de conséquences désastreuses pour le bien de tous.

 

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Vendredi dernier, à l'IAE Savoie Mont-Blanc, le Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage Savoie Mont-Blanc organisait une conférence animée par Isabelle Delannoy ( autour de livre l'Economie Symbiotique aux Ed Actes Sud). celle-ci exposait un concept qui devrait sonner juste à l'oreille de nos élus : le Transit Oriented Development. Expérimenté avec succès dans de nombreuses villes dans le monde, il consiste à créer des zones d'aménagement dense de 4 à 800 mètres de circonférence permettant de maximiser les déplacements à vélo ou à pied et de construire avec des densités décroissantes à la périphérie. Ainsi les déplacements sont limités et les liaisons entre les zones facilitées. M. Rigault maire d'Annecy et Annabelle André-Laurent, vice-présidente à l'économie à la Région ont préféré s'éclipser après les discours plutôt que d'écouter des propos qui pourraient remettre en question leur projet. 

 

Promouvoir la voiture individuelle et la construction de nouvelles infrastructures routières, c’est aussi promouvoir une politique de transports très inégalitaire. Le projet LOLA privilégiera ceux qui habitent Sévrier ou sur les hauteurs de St-Jorioz ; ceux qui ont de belles villas au bord du lac verront effectivement leur temps de parcours diminué et le trafic fluidifié. Ceux qui viennent de plus loin (Duingt, Doussard, Faverges, …) ou qui y travaillent verront en revanche le trafic et la pollution augmenter. Le projet prévoit près de 30000 véhicules à Duingt : comment contournera-t-on alors cette magnifique presqu’île face à la Tournette ? Il  n’y aura pas d’autre solution que de construire une nouvelle route enterrée sous le Taillefer, à grands coups de millions d’euros supplémentaires et de dommages à l’environnement. Combien de gilets jaunes faudra-t-il dans la rue pour inciter nos élus à faire marche arrière ? La transition écologique va de pair avec une transition sociale.  La voiture pèse de plus en plus cher dans le revenus des ménages (entre 4000 et 6000 euros par an et par véhicule selon les études) ; « Dans un contexte de croissance des prix de l’énergie, cet allongement des trajets se traduit par une vulnérabilité énergétique accrue des populations résidant loin des pôles urbains. Ce sont donc les résidents des espaces dont les revenus sont les moins élevés qui sont davantage affectés par la vulnérabilité énergétique : les écarts de conditions de vie entre espaces denses et peu denses se renforcent  - source Observatoire des Territoires 2014 - CGET» . Cette injustice sociale trouvera sa réponse dans un combat pour la transition écologique ; les deux vont de pairs et passe par des politiques qui limitent la voiture individuelle dans l’espace public. 


26/11/2018
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Oser dire qu'il faut limiter la place de la voiture dans l'espace public

La dernière réunion de concertation publique pour le Plan de Déplacements Urbains à Annecy nous a offert un spectacle bien peu séduisant de la politique locale : des élus sans enthousiasme pour défendre un projet sans ambition; un projet qui se contente de stabiliser le nombre de déplacements en voiture, une concertation qui masque à peine la conviction de certains élus qui disent que "les jeux sont faits"... Des centaines de millions d'euros pour ça? Mais pourquoi veulent-ils à tout prix dépenser autant d'argent? 

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« La population augmente, il n’y a pas d’autres solutions que de créer des routes », me disait le Directeur Général des Services du Grand Annecy, lors de la réunion de concertation sur le Plan de Déplacements Urbains  la semaine dernière à Epagny. Toujours la même idéologie au pouvoir : la croissance ! Prenons acte de ce mirage agité pour justifier tout et n’importe quoi. Mais la création de routes ne peut se justifier tant que nous n’avons pas fait déjà le maximum pour susciter le report de la voiture individuelle à d’autres types de mobilité. 7% seulement des habitants du Grand Annecy utilisent les transports en commun. Seuls 2% des habitants utilisent le vélo pour leurs déplacements  du quotidien, alors que la moyenne des déplacements sur le Grand Annecy est de 20mn et de 9Km. Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas de marge de manœuvre pour baisser la part de la voiture dans l'space urbain. Chaque année 50000 personnes arrivent en Haute-Savoie, mais 40000 personnes s’en vont : niveau de vie trop important, pouvoir d’achat en berne, des prix de l’immobilier qui interdisent l’accession à la propriété ou condamnent les moins aisés à vivre de plus en plus loin de leur lieu de travail et à augmenter et le temps et le coût de leurs déplacements. Bref l’eldorado prévu ne profite qu’aux plus aisés ; les infirmières, les employés, les artisans, les enseignants, les femmes de ménage vont tenter l’aventure en Suisse ou s’en vont ailleurs. Une politique de transports qui fassent la part belle aux transports en commun et au vélo serait pourtant de nature à redonner du pouvoir d’achat à tout à chacun. L'augmentation du nombre de voitures n'est pas une fatalité; le PDU nous prédit 6400 voitures d'ici 2030; à Genève, la circulation sur le Pont du Mont-Blanc a baissé de 25% en 2 ans. Pourquoi pas chez nous? 

 

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Les coûts cachés d'une mobilité centrée sur la voiture

Mais pour cela il faut des financements. Le Conseil communautaire du Grand Annecy vient d’arracher une décision de 1,2% de versement de transport payé par les entreprises de plus de 11 personnes. Cette contribution assise sur la masse salariale reste pour autant une des plus faibles de France. 64% des agglomérations de plus de 100.000 habitants ont un versement capé au plus fort taux, soit 2% de la masse salariale. C’est le prix d’un vrai service de transports en commun, c’est aussi le prix d’un service public qui profitent aux entreprises : combien de chiffre d’affaires perdu faute d’emplois non pourvus? Quel est le coût du turn-over pour des salariés qui renoncent à vivre dans la région faute d’un pouvoir d’achat suffisant ?  Quel est le coût du foncier immobilisé pour des places de parking dans les parcs d’activité, alors que les prescriptions des PLU pourraient peut-être revues si la place de la voiture diminuait dans l’espace public ?  Combien de journées de travail perdues suite à de multiples affections liées à la piètre qualité de l’air ? Combien de temps perdus dans les bouchons ? A vouloir à tout prix baisser le coût des prélèvements pour les services publics, il n’y a pas de service public et sur la question des transports, les employeurs du territoire, tout comme les habitants en sont aussi victimes. Il faut faire preuve à la fois de courage politique, de clairvoyance et de pédagogie : il n’ y a pas d’autre choix que de limiter la place de la voiture dans nos politiques de transport et dans l’espace public.

 


22/11/2018
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Le lac s’assèche, les réserves d’eau s’épuisent et nous regardons ailleurs

Nous avons profité de ces doux moments d’automne à fouler pieds nus le sable des plages jusqu’alors submergées sur les bords du lac à Annecy. Nos élus emboitent le pas et minimisent la catastrophe. Et pourtant les cours d’eau qui aliment le lac sont à sec, la saison des compagnies de bateau et des loueurs de pédalo est écourtée et à la Clusaz le Maire prend un arrêté pour réserver les retenues colinaires, non pas pour la neige de culture, mais pour l’alimentation en eau potable des habitants.

 

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« Chaque demi-degré compte, chaque année compte, chaque action compte » vous disent les experts du GIEC pour cantonner le réchauffement climatique à 1,5°C au lieu de 2°C et éviter la catastrophe. VOUS ETES SOURDS OU BIEN ? J’ai fait part en octobre de mon inquiétude sur les conditions trompeuses de la concertation pour le projet de Liaisons Ouest du Lac d’Annecy, dans un courrier adressé à l’exécutif régional. J’ai demandé à verser au forum de la concertation pour le projet LOLA.  Les élus locaux m’ont répondu que le projet n’aurait qu’un effet minime sur le changement climatique. C’est à la fois faux et irresponsable. Faux car ils misent, pour aboutir à ces résultats tordus, sur une motorisation électrique des véhicules et sur une absence de trafic induit. Toute nouvelle route crée un trafic supplémentaire ; le meilleure preuve localement se trouve à Cruseilles où le bouchon aux heures de pointe se sont reformés au même endroit qu’avant l’ouverture de l’A41. Ils ne comptent pas non plus sur les émissions de CO2 produites pour la fabrication des véhicules. Quand bien même ce projet ne créerait pas d’émissions de gaz à effet de serre supplémentaires, le GIEC nous enjoint à un virage sans précédent dans nos politiques publiques : - 45% de CO2 d’ici 2030, sinon nous sommes promis à la catastrophe.

 

 

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Cela tombe bien, il y a belle lurette que la voiture ne permet plus de gagner du temps dans les transports, au contraire. Partout dans le monde, des villes favorisent avec succès une mobilité plus diversifiée, réservant le véhicule individuel aux usages pour lesquels il n’y a pas d’alternatives (un artisan, un livreur, un médecin une personne qui se rend dans une commune non desservie par les transports en commun, …). A Annecy, c’est tout le contraire : 439 M€ consacrés aux routes, 65 M€ pour un bus sur la Rive Ouest qui ne permettra de reporter que 0,9% du trafic des voitures dans les transports publics (page 61 de l'étude BG Ingénieurs Conseil). Peut mieux faire en terme de gestion de l’argent public !


20/11/2018
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