Fabienne Grebert

Fabienne Grebert

Remporter les élections municipales à Annecy : une nécessité impérieuse!

Pour les élections municipales d’Annecy, Denis Duperthuy ne semble pas être l’homme de la situation pour remporter la ville. Depuis le début de l’été, celui-ci n’a de cesse de cracher son venin sur Réveillons Annecy et cherche à diviser pour mieux régner. Si la stratégie est de rester l’éternel et principal opposant de J-Luc Rigaut, le pari est d’ores et déjà gagné ; ce dernier s’en félicite et s’attend à ferrailler avec Réveillons Annecy au deuxième tour (selon une des dernières éditions de l’Essor Savoyard). Mais nous n’avons pas d’autres choix que de gagner la ville et ce dessein mérite un peu mieux que des querelles politicardes passées. Les enjeux sociaux, environnementaux, démocratiques doivent nous invitent à redresser la barre sans attendre ; sinon Annecy sera condamnée à une fuite de ses habitants, à une attractivité touristique mise à mal par la qualité de l'air et à une économie pénalisée par la difficulté à recruter et l’inadaptation des offres de transports.  

 

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Réveillons Annecy, le seul mouvement crédible pour remporter Annecy !

Les équipes de Réveillons Annecy se mobilisent depuis deux ans pour ce projet. Elles avancent dans l’ombre, sans l’omniprésence d’une tête de liste auto-proclamée. Mais l’équipe construit son projet, avec une centaine de personnes qui se sont associées aux groupes de travail thématiques, à la communication et à l’organisation d’événements.

Parmi elles, se dégage un formidable élan de jeunesse, un des marqueurs forts du mouvement ; cette jeunesse se fiche pas mal du premier nom sur la liste, mais attend un renouvellement des pratiques politiques et un projet pour sa ville. Pour toute cette jeunesse, nous avons besoin de gagner et de leur offrir l’espoir d’une vie qui fait face aux enjeux climatiques, innovante, créative, riche de liens humains ; sans quoi seuls l’absentéisme et la peste brune progresseront. Alors peut-être n’est-il pas trop tard pour unir les listes qui se reconnaissent dans des valeurs et un projet semblables.    

 

J-Luc Rigaut, grand favori mais pour quelle vision ?

Il est conseiller municipal depuis 1995, maire depuis 2007 ; il s’était pourtant engagé à ne pas faire un troisième mandat et pourtant … J-Luc Rigaut souffre d’un bilan peu flatteur : ces projets emblématiques Jeux Olympiques et Centre de Congrès se sont soldés par des échecs, on croise tous les jours des gens qui voient dégringoler leur pouvoir d’achat, leur qualité de vie et qui ne reconnaissent plus la ville de lac et montagnes qu’ils ont tant aimée.

Si J-Luc Rigaut en reprend pour 6 ans, ces constats vont s’accélérer. Le budget consacré au développement des infrastructures routières laisse craindre une envolée du nombre de voitures en ville et sur les bords du Lac. Les opérations d’aménagement prévues autour des Haras et des Galeries Lafayette vont attirer les enseignes plus luxueuses dans ce quartier et détourner les habitants du centre-ville. Le changement climatique s’accélère et les habitants aspirent à une vie de quartier, des ilots de fraîcheur en ville, une alimentation produite localement. Les annéciens sont lassés du défilé incessant d’événements sportifs qui les privent régulièrement du Pâquier, des plages et de leur tranquillité. Est-ce vraiment de tout cela dont nous voulons pour Annecy ? Est-ce vraiment d'une ville qui consacre l'essentiel de ces investissements à l'hyper centre? N’ayons pas peur de changer et de confier la ville à ceux qui portent une vraie vision pour une ville innovante, apaisée et engagée dans les enjeux du 21ème siècle. Réveillons Annecy !

 


08/12/2019
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Plan de déplacements urbains : attention, danger !

Dans les périodes électorales, il y a toujours une prime au sortant et on se rassure en se disant que le maire actuel est compétent, et qu’on ne sait pas ce qu’on perd si on change nos élus. Mais en lisant l’avis de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) sur le Plan de Déplacements Urbains (P.D.U), on peut être rassuré sur ce point (vous saurez ce que vous perdez !). Ce document qui est soumis à enquête publique du 15 novembre au 16 décembre fait l’objet d’un avis très sévère de la part des services de l’Etat en charge de la transition écologique et de l’aménagement du territoire (DREAL). C’est le moment pour les citoyens d’exprimer aussi leurs avis et de participer à la vie locale.

 

 

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Un plan de déplacements urbains, pourquoi faire ?

Ce plan planifie l'organisation du transport de personnes et de marchandises, la circulation et le stationnement sur les 34 communes du Grand Annecy d’ici 2030. C’est dire si ce document est important et peut contribuer à la qualité de vie. Le dernier datait de 2001 et pourtant dans cette période, nous avons le sentiment que la ville est de plus en plus envahie par les voitures, que les bouchons sur le bassin sont de plus en plus fréquents, que la qualité de l’air se dégrade, et que le plaisir de vivre à Annecy s’amenuise.

 

Des données passées sous silence qui traduisent l’inefficacité du plan de mobilité

La DREAL ne s’y est pas trompée et souligne l’absence de bilan du précédent PDU. Elle parle du « traitement succinct de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre » ; elle évoque « la qualité médiocre des cartes liées aux nuisances sonores ». Elle rappelle la consommation excessive de réserves foncières sur le Grand Annecy (14% du territoire artificialisé) et la croissance incessante de consommations de terres depuis 2000. Le PDU détaille les consommations de foncier supplémentaires liées aux infrastructures routières, notamment sur le projet LOLA (Liaisons Ouest du Lac Annecy) présentée comme la pièce maîtresse de ce plan. Mais le Grand Annecy oublie de mentionner la principale source de consommations foncières qui est liée aux effets induits par les infrastructures routières : l’étalement urbain et la péri-urbanisation. Enfin la DREAL souligne l’absence de moyens nécessaires aux objectifs de report modal (de la voiture aux autres modes de transports : transports en commun, vélo, …).

 

On continue comme ça ou on change de modèle ?

Ces constats appellent à plusieurs constats ; les citoyens ne peuvent déléguer leur pouvoir aux élus au moment des élections, sans les interpeler en cours de mandat et leur demander des comptes. Alors participez à l’enquête publique en suivant CE LIEN. Réclamez notamment des indicateurs de suivi ! Rien n’est prévu dans l’actuel plan.

Il y a fort à parier que la récente alliance entre LR, UDI et En Marche pour que JL Rigaut garde son fauteuil de maire en mars, ne lui laissera que peu de marges de manœuvre pour engager les moyens à la hauteur du retard pris par la ville depuis des années (6,5 % de déplacements en transports en commun alors que la moyenne nationale est à 13%, 2% de déplacements quotidiens en vélo alors que les villes françaises les plus performantes sont à 15 ou 16%). La majorité actuelle a toujours considéré que les annéciens voulaient prendre leur voiture pour se déplacer. Elle a juste oublié de leur proposer des alternatives sécurisées, régulières, fiables, avec une forte amplitude horaire, juste le nécessaire pour favoriser le changement de mobilité.

 

 


11/11/2019
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Annecy : Un budget pour une ville endormie!

J’avoue, j’ai craqué ! J’étais venue assister au conseil municipal d’Annecy lundi dernier avec ma fille. Et la perspective d’une séance d’escalade entre mère et fille était plus tentante que de suivre l’explication d’un rapport d’orientation budgétaire où les longues minutes d‘introduction d’un élu de la majorité, liées à la conjoncture internationale et aux points de croissance du Royaume Uni ou du Japon, avaient peine à me convaincre de leur pertinence pour Annecy. Comment voulez-vous que les citoyens s’intéressent à la politique locale si on commence à leur expliquer que leur vie quotidienne dépend de la croissance du PIB de tel ou tel pays. Cela ne m’a pas empêché de lire le rapport d’orientation budgétaire qui nous donne envie de réveiller Annecy !

 

 

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Une ville qui n’investit pas, c’est une ville qui s’endort !

Ce rapport a beau s’enorgueillir de performances qui seraient sensées traduire la gestion en bon père de famille de la ville ! Mais est-ce le symbole d’une bonne gestion ? Un encours de dette de 68,4 M€, alors que la moyenne des villes de même taille est de 100 M€ ; une capacité de désendettement de 2,5 ans alors que le seuil d’alerte de la Cour des Comptes est à 12 ans ; un effort fiscal bien inférieur à celui de St-Etienne, perpignan, Amiens, Mulhouse, Lille, Nancy ou le Mans, alors que ces villes sont bien moins riches qu’Annecy ; un endettement par habitant de 383 € alors que la moyenne nationale est de 1134 €. Tout ça pour dire qu’Annecy n’investit pas, ne prépare pas son avenir, se contente d’entretenir son patrimoine et fait des choix qui sont contraire aux principes affichés : s’engager dans une transition écologique, oui, mais sans moyens c’est du greenwashing !

 

Des choix d’investissements contraires aux principes affichés 

Et devinez quel est le plus gros investissement prévu en 2020 pour la ville ? Un projet qui soit en phase avec les enjeux de la ville : la solidarité ? la jeunesse ? la protection de l’environnement ? un projet pour une ville apaisée ? …Eh bien non ;  pour 36 M€ d’enveloppe budgétaire prévisionnelle, vous aurez droit à un parking à la Préfecture, un projet qui induit des milliers de véhicules en plus en ville, qui accélère la dégradation de la qualité de l’air et qui serait bien mieux investi dans les transports en commun, les voies cyclables, ou dans les parkings relais à l’extérieur de la ville. Non, la ville n’a pas peur de vous dire qu’elle s’oriente vers des politiques qui restreignent le réchauffement climatique à 1.5°C et qui en même temps, favorisent le développement de la voiture en ville ! Messieurs les élus, arrêtez de raconter des sornettes à vos concitoyens !

 

 

Et pour l’égalité Hommes-Femmes, on fait quoi ?

…  RIEN ! Remarquez les élus ont au moins le mérite d’afficher clairement la situation. 64% des employé.es municipaux.pales sont des femmes. Et elles gagnent beaucoup moins que les hommes. 18% de moins pour les cadres de catégorie A, 5% pour les fonctionnaires de catégorie B, 9,7% pour les employés de catégorie C. Alors là encore si vous en avez assez de ces élus qui favorisent l’évolution des carrières des hommes, qui traduisent dans leur politique de gestion des ressources humaines une ville inégalitaire et injuste, changez de maire et #RéveillonsAnnecy !


06/11/2019
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LA HAUTE-SAVOIE N'EN FINIT PAS DE SACRIFIER SON ENVIRONNEMENT AU PROFIT DE LA CROISSANCE A TOUT CRIN

Construction d’infrastructures routières et touristiques, développement de nouvelles activités commerciales et économiques, les élus de Haute-Savoie sont au taquet pour accélérer le mouvement et continuer la croissance économique à tout crin. Alertée par une militante des bords du Lac Léman, je viens de donner mon avis à trois enquêtes publiques dont vous trouverez ci-dessous les coordonnées si vous voulez vous aussi y participer.

 

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source image- https://www.mcbailet.com/fr/immobilier/thonon-les-bains-74200

 

 

La croissance économique, on n’en a jamais assez !

Alors on construit, on bétonne, on développe. Quels bénéfices pour la population locale ? On se le demande : le département frôle le plein emploi et les entreprises peinent à embaucher des salariés attirés par la Suisse voisine ou repoussés par le niveau de vie, le prix de l’immobilier et qui préfèrent quitter rapidement notre territoire, faute d’y vivre bien (la population de la Haute-Savoie se renouvelle tous les cinq ans en moyenne).

On pourrait créer des offres touristiques moins gourmandes en infrastructures, qui permettent de valoriser le patrimoine naturel, susciter des expériences inédites en pleine nature, être accessible aux plus démunis. Eh bien, on préfère construire des ports, des unités touristiques nouvelles à Avoriaz ou des centres commerciaux à proximité de la Suisse.

 

Mais les finances publiques, on n'en fait pas le meilleur usage !

Alors vous me direz, ça ramène des recettes pour les collectivités qui peuvent investir dans des infrastructures qui vont profiter aux populations locales. Soit ! C’est grâce à cela qu’on a pu développer le Léman Express qui sera mis en service à la fin de l’année. Mais à y regarder de près on est incapable malgré les centaines de millions investis, d’augmenter la part des transports collectifs dans le Chablais. Au vu des éléments fournis  pour l’enquête sur le Schéma de Cohérence Territoriale du Chablais, la part du transports collectifs dans ce territoire restera tanquée à 8% des déplacements.

 

Des projets totalement incompatibles avec les trajectoires liées au climat et à la destruction de la biodiversité

Tous ces beaux projets, ces documents administratifs se gargarisent sur la protection de l’environnement mais leur réalisation est totalement incompatible avec les objectifs assignés dans les Accords de Paris, le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires) : 750 hectares de terres urbanisables, 500 hectares de terres agricoles artificialisées, 21% de déplacements quotidiens en voiture en plus, ressources en eau incompatibles avec le développement touristique dans les stations de ski,… ce ne sont que quelques exemples de ce développement schizophrène qui nous mène tout droit à la catastrophe. Alors qu’il y a tant à faire pour innover, coopérer, repenser nos activités économiques en fonction des besoins réels de la population, imaginer des loisirs plus respectueux de la nature et participer tous ensemble à l’adaptation au changement climatique.  Etes vous surs d’avoir envie de contiuer avec les mêmes élus ?

 

Si vous voulez aussi participer, envoyez vos remarques :

-          Jusqu’au 13 août La révision du SCOT du Chablais https://www.democratie-active.fr/scot-chablais/

-          Jusqu’au 16 août pour un projet de zone commerciale Ecopark à st-Julien en Genevois - ddt-enquetes-publiques@haute-savoie.gouv.fr 

-          Un projet de port à Amphion-Publier - ddt-concertation-port-publier@haute-savoie.gouv.fr


09/08/2019
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Un archipel de résistance et d'engagement

 

Le festival International d’Animation d’Annecy a été ponctué de quelques mouvements de contestation et de résistance qui viennent nous rappeler que le besoin de démocratie participative et d’engagement citoyen se font de plus en plus prégnants ; l’occasion de rappeler à nos élus que les promesses des grandes messes Imagine Grand Annecy ne suffiront pas à éteindre la résistance, tant que les aspirations citoyennes ne seront pas entendues.

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« Etouffés, asphyxiés, par tous les projets routiers…. »

Les gilets jaunes avait choisi de venir troubler la soirée inaugurale avec un sujet de politique nationale lié aux intermittents du spectacle. D'autres entendaient informer, avec audace et malice, leurs inquiétudes quant à la qualité de l’air et les projets climaticides au bord du Lac :

Ca a commencé lundi avec un die-in sur les marches du théâtre : des tags à la craies sur les trottoirs, des tracts au nom évocateur – Annecy creuse son trou ! - et les affiches délicatement détournées pour ne pas tromper les festivaliers sidérées devant la beauté du lac et des montagnes immaculées.

Mais le festival de l’écologie, c’était vendredi dernier. La fine équipe s’était attiré les honneurs de l’émission Par Jupiter de France Inter, délocalisée à Annecy, et qui n’a pas manqué de souligner les ravages de la pollution et l’autisme face aux enjeux de notre territoire.

 

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Clou du spectacle avec « Etouffés, asphyxiés, par tous les projets routiers…. ».  Une équipe de jeunes talents a détourné la chanson de la Reine des neiges, avant la projection sur écran géant sur le Pâquier.

 

Résister, Rêver, S’engager

Cette jeunesse nous montre la résistance qui peut s’ancrer sur le territoire en complément du travail d’expertise formidable engagé par le Grenelle. Si la ville ne l’entend, elle prend le risque de voir son image écornée dans les medias nationaux et sa clientèle internationale s’envoler. Mais l’action des citoyens ne saurait s’arrêter là. Il s’agit maintenant de réconcilier mouvements citoyens, démocratie participative et démocratie représentative : rêver la ville dont nous voulons, s’engager pour recenser les attentes des quartiers, faire des propositions, être capable de les restituer à des élus qui pourront les mettre en œuvre. J-Luc Rigaut peut bien venir nous vendre dans une grande messe sa proposition d’observatoire citoyen ; quand au cours de la même réunion, il explicite aux 10.000 signataires de la pétition contre le Tunnel sous le Semnoz qu’ils n’ont pas compris le projet et qu’il va refaire de la pédagogie, il a du mal à être crédible.   Il ne s’agit pas uniquement de dire ce que l’on va faire, mais de le faire vraiment, accepter que la parole d’un conseil municipal ne vaut pas plus que la parole de ceux qui s’impliquent dans la transition écologique. Il faut aussi accepter que les citoyens participent à l’évaluation des politiques publiques ; c’est à cette condition qu’on recréera de l’engagement politique, à cette condition qu’on redonnera envie aux jeunes et moins jeunes de s’inscrire sur les listes électorales et d’aller voter, à cette condition qu’on recréera de la confiance entre citoyens et élus.

 

 Et pour tous ceux qui voudraient écouter la chronique de Guillaume Meurice sur Annecy et son chouchou Bernard Accoyer, c'est ICI

 Et pour tous ceux qui voudraient  voir les images ICI et entonner le refrain de la chanson de la Reine des neiges, lors des prochaines marches pour le Climat, je crois qu'il n'y a pas de copyright ...

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19/06/2019
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